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Quand les femmes prennent le pouvoir : les sociétés matriarcales

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Quand les femmes prennent le pouvoir : les sociétés matriarcales

Lorsque l’on regarde assez loin dans l'histoire, on s’aperçoit que les femmes étaient vénérées et honorées. Même si vous ouvrez une épopée grecque, les pages regorgent de déesses et de guerrières.

La société matriarcale la plus connue reste certainement les Amazones, ce peuple légendaire de femmes guerrières que l’on retrouve dans l’histoire de la Grèce Antique.

Mais au cours de l'histoire, les sociétés du monde entier ont commencé à se plier à une structure plus patriarcale, omniprésente dans la plupart des communautés des temps modernes.

Cependant, il existe encore des sociétés matriarcales survivantes où les femmes prennent le pouvoir et dominent dans tous les domaines, social, politique et économique.

Voici quelques exemples de sociétés matriarcales dans lesquelles les femmes supervisent tout, de la politique à l'économie, en passant par la structure sociale au sens large.

Ces communautés, dirigées par des femmes, prospèrent et s’épanouissent dans le monde d’aujourd'hui.

Les Mosuo, en Chine

Peuple Mosuo en Chine

 

Vivant près de la frontière du Tibet dans les provinces du Yunnan et du Sichuan, les Mosuo sont peut-être la société matrilinéaire la plus célèbre.

Les femmes Mosuo sont les dernières matriarcales chinoises encore en vie.

Ils sont environ 40 000 et ils pratiquent le bouddhisme tibétain. La lignée est tracée à travers les femmes de la famille. Cette société est aussi matrilinéaire, ce qui signifie que la propriété est transmise par la filiation de la mère.

Dans leurs coutumes, les femmes Mosuo ne se marient pas. Elles choisissent leur partenaire en se rendant chez l'homme et les couples ne vivent jamais ensemble.

Une cérémonie est organisée en l’honneur des filles autour de l’âge de 13 ans. Elles sont considérées comme des membres à part entière et reçoivent officiellement la clé de leur chambre.

Les enfants sont élevés dans les foyers de la mère et prennent son nom de famille. Dans certains cas, l'identité du père n'est même pas connue, et l’homme est un simple géniteur. La mère joue le rôle principal dans l'éducation des enfants.

 

Les Bribri, au Costa Rica

Maison de Bribri au Costa Rica

 

Les Bribri sont une petite tribu autochtone d'un peu plus de 13 000 personnes vivant dans une réserve du canton de Talamanca, au Costa Rica. Comme beaucoup d'autres sociétés matrilinéaires, les Bribri sont organisés en clans. Chaque clan est composé de membres de la famille élargie, et le clan est déterminé par la mère ou les filles.

Dans cette société, la terre est transmise par la lignée maternelle, de la mère à ses enfants. Les femmes sont vénérées et sont les seules personnes qui peuvent préparer la boisson sacrée au cacao pour leurs rituels religieux.

Une cérémonie religieuse traditionnelle est organisée pour les premières menstruations des jeunes filles.

Lorsqu’il s’agit d’affaires privées, ce sont les femmes qui ont autorité. Par exemple, ce sont elles qui décideront de la garde de leurs enfants en cas de divorce.

 

Les Umoja, au Kenya

Tribu femmes umoja

 

La tribu Umoja est véritable « no mans land » :  les hommes y sont tout simplement interdits.

Le village a été fondé en 1990 par un groupe de 15 femmes ayant survécu à un viol commis par des soldats britanniques locaux. Umoja signifie « unité » en swahili.

La population d'Umoja s'est élargie et réunie toutes les femmes fuyant les mariages forcés, les mutilations génitales féminines, les violences conjugales, les violences sexuelles et sexistes ou encore la prostitution.

Depuis lors, les femmes et les filles qui entendent parler du refuge viennent travailler, se former et apprendre le commerce. Elles peuvent aussi parfaire l’éducation des enfants sans crainte de la violence et de la discrimination masculine.

L’autonomie des femmes est totale.

 

Les Minangkabau, Indonesie

Peuple matriarcal minangkabau

 

Le peuple Minangkabau fait partie de la plus grande société matriarcale connue à ce jour. Elle compte environ quatre millions de personnes en 2017. Bien que majoritairement musulmane, cette société conserve ses traditions ancestrales.

La croyance commune dans cette culture est que la mère est la personne la plus importante dans la société.

Les femmes dirigent habituellement le domaine domestique tandis que les hommes assument les rôles de leadership politique et spirituel. Cependant, les deux sexes estiment que la séparation des pouvoirs les maintient sur un pied d'égalité.

Après le mariage, chaque femme acquiert sa propre chambre à coucher. Le mari peut coucher avec elle, mais il doit partir tôt le matin pour prendre le petit déjeuner chez sa mère.

Les femmes sont seules à pouvoir décider d’un éventuel divorce.

A l'âge de 10 ans, les garçons quittent la maison de leur mère pour rester dans les quartiers des hommes et acquérir des compétences pratiques et des enseignements religieux.

Bien que le chef de clan soit toujours un homme, les femmes choisissent le chef et peuvent le démettre de ses fonctions si elles estiment qu'il a manqué à ses devoirs.

 

Les Ashantis, Ghana

tribu ashanti Afrique

 

Les Ashantis résident en grande majorité au Ghana. Leur société est matrilinéaire, la propriété et l’héritage sont fondées sur l’affiliation de la mère.

Les femmes leaders parmi les Ashantis jouent un rôle central dans le système socio-politique. Le rôle des femmes est essentiel dans la vie politique, juridique et spirituel.

Les reines mères règnent aux côtés des rois dans leurs palais respectifs, et elles sont généralement considérées comme les chefs spirituels de leurs communautés. Avant l'ère coloniale, les reines mères étaient considérées comme d'importantes figures politiques du pouvoir.

Actuellement, le Royaume Ashanti compte plus de 40 femmes dirigeantes opérant sous l'égide de l'Association des mères Reines Ashanti, créée en 1988. Depuis 2010, la Chambre nationale des chefs du Ghana a inclus 20 reines mères dans ses rangs.

 

Les Khasi, India

Ethnie des Khasi matriarcat

 

Cette société matriarcale et matrilinéaire compte environ 1 million de membres. Le système social tourne essentiellement autour des femmes.

Les mères et les belles-mères sont les seules personnes autorisées à s'occuper des enfants et les hommes n'ont même pas le droit d'assister aux réunions familiales. De plus, lorsque les femmes se marient dans la tribu Khasi, le nom de famille est transmis par la mère.

Une fois mariés, les hommes vivent dans la maison de leur belle-mère.

 

Ces sociétés nous prouvent bien que quand les femmes prennent le pouvoir, tout se passe bien !

En tant que féministe, oui il m’arrive parfois de rêver à une société occidentale matriarcale. Non pas pour inverser complètement la tendance de la domination masculine, mais pour créer une société plus juste et plus égalitaire. Une société où l’émancipation des femmes ne ferait pas couler autant d’encre, une société où les droits des femmes seraient au centre des attentions (et pas seulement un jour par an) et où l’on pourrait rayer du dictionnaire le mot « misogynie ».

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  • Lucile Hiegel
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